Emiliano Gonzalez Toro (W) - Ténor

Emiliano Gonzalez Toro - photo © DR
Emiliano Gonzalez Toro - photo © DR

Emiliano Gonzalez Toro - Ténor

Le ténor Emiliano Gonzalez Toro poursuit en 2011-2012 une carrière internationale. Ainsi, il interprète Aquilio dans Farnace à Oldenburg, Ambronay, Lausanne, au Théâtre des Champs-Elysées puis à l'Opéra du Rhin (Strasbourg et Mulhouse) ; il est à l'affiche d'Alcina avec les Musiciens du Louvre à Cracovie (rôle d'Oronte) ; enfin, il chante avec l'Arpegiatta à Innsbrück (Paride) et au Festival d'Utrecht (Vespro della Beata Vergine), au Festival de Mechelen avec le Choeur de Chambre de Namur, et à Milan avec l'Ensemble Baroque de Limoges.

On retiendra aussi parmi les points forts de cette saison le rôle d'Arnalta dans Le Couronnement de Poppée à l'Opéra de Lille et à l'Opéra de Dijon, Memento Mori avec les Cris de Paris à Paris (Bouffes du Nord), Besançon et Dijon, Fairy Queen avec le Concert Spirituel à la Salle Pleyel ou encore, avec les Talens Lyriques, Hercule Mourant de Dauvergne à l'Opéra Royal de Versailles et le rôle-titre de Platée en version concert à la Cité de la Musique.

Né à Genève de parents chiliens, et bercé par la culture latino-américaine, Emiliano Gonzalez Toro intègre très tôt la maîtrise du Conservatoire populaire de Genève « les Pueri » avec lesquels il fait ses premiers pas sur la scène du Grand Théâtre. Après des études de hautbois aux conservatoires de Genève et Lausanne (il obtient un premier prix avec félicitations du jury), il se consacre pleinement au chant en étudiant d'abord avec Marga Liskutin à Genève, Anthony Rolfe-Johnson à Londres, puis avec Ruben Amoretti à Neuchâtel. Il s'est également perfectionné auprès de Christiane Stutzmann à Nancy.

Il débute sous la direction de Michel Corboz, à l'ensemble vocal de Lausanne dans des œuvres telles que le Requiem de Mozart, les Messes de Haydn, le Messie de Haendel, les Vêpres de Monteverdi, la Messe en Si et l'oratorio de Noël de Bach ainsi que les Passions. Cela lui a valu d'être invité dans plusieurs festivals comme La Chaise-Dieu, Noirlac, Beaune, Utrecht, Ambronay, Granada, les Folles Journées de Nantes et Lisbonne.

Son parcours l'amène à collaborer avec des chefs tels que William Christie, John Duxbury, Laurent Gay, Laurent Gendre, Stephan Macleod, Jean-Claude Malgoire, Christina Pluhar, René Jacobs, Stefano Molardi, Jan Willem de Vriend, Giovanni Antonini, Luca Pianca, Alessandro de Marchi, Emmanuelle Haïm, Pinchas Steinberg, Bernard Têtu, Raphaël Pichon, Gabriel Garrido ou encore Emmanuel Joel-Hornak.

Ses dernières saisons auront été marquées entre autres par le rôle de Tisiphone dans Hippolyte et Aricie au Capitole de Toulouse (où il a été également à l'affiche de Carmen et Salomé), L'Incoronazione di Poppea à Oslo, où il a chanté Arnalta, La Périchole à Lausanne et le rôle-titre de Platée à l'Opéra du Rhin avec les Talens Lyriques, une série de concerts avec l'Arpegiatta de Christina Pluhar ou encore Les Saisons de Haydn au Théâtre des Champs Elysées et à Orléans. Il se produit régulièrement à travers le monde, que ce soit en Suisse (La Fille de Mme Angot à l'Opéra de Lausanne), aux Etats-Unis (le rôle-titre du Magnifique de Gretry à Washington, New York et en Virginie), en Allemagne (les rôles de Melindo, Ancrocco, Ergauro dans Il Paride de Bontempi dirigé par Christina Pluhar à Potsdam ; La Passion selon St Jean de Bach à Francfort), en Pologne (la Messe en Si de Bach par les Musiciens du Louvre et Marc Minkowski à Cracovie) ou à Athènes et Beaune dans le rôle du Grand Prêtre d'Idoménée avec le Cercle de l'Harmonie).

On compte dans sa discographie Les Vêpres de Monteverdi avec l'Ensemble Orlando Fribourg, et également avec l'Arpeggiata et Christina Pluhar ; La Capricciosa Coretta, Il Tutore Burlato (Martin y Soler), Roland (Lully) et Il Califfo di Bagdad (M. Garcia) avec Les Talens Lyriques ; Les Grands Motets de Lully avec Le Concert Spirituel ; les Pièces pour orgue et voix de César Frank avec les Solistes de Lyon ; Farnace (rôle d'Aquilo) avec I Barrochisti (dir D. Fasolis) ; et, avec l'ensemble Pygmalion, les Messes brèves de Bach BWV 234-235 et BWV 233-236.

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Représentation

(W) : Monde/World ; (EUR) : Europe  ; (F) : France - (*) : Non exclusive  ; (-I) : sauf en Italie/except Italy

« [...] Mention pourtant à Emiliano Gonzalez-Toro en Dardanus : [...] il livre un frémissant « Lieux funestes » au début de l'acte IV et rend justice ainsi à l'une des pages les plus inspirées de Rameau, d'une beauté sidérante, exaltée par le timbre du basson, boisé, plaintif et mystérieux. Quelques minutes d'une tristesse sublime où le fils de Jupiter laisse déborder le chagrin de son « cœur déchiré ». » (Emmanuelle Giuliani - La Croix – 5/07/2011)

« [...]  Enfin, le rôle-titre échoit au jeune ténor helvético-chilien Emiliano Gonzalez-Toro, et il marquera sa carrière. La voix est claire, impeccablement projetée, l'aigu facile, et la diction excellente [...] » (Michel Parouty - Opéra Magazine - mai 2010)

« [...] un Platée anthologique d'Emiliano Gonzalez Toro dont la performance est absolument exceptionnelle. [...] » (Pierre-Emmanuel Lephay - ForumOpera.com - mars 2010)

« [...] Emiliano Gonzalez Toro was a peach of a Platée [...] » (Ismene Brown - theartsdesk – mars 2010)

Site Internet d'Emiliano Gonzalez Toro : http://www.gonzaleztoro.com/

General Management : Réda SIDI-BOUMEDINE