« [...] Plus aucune candeur, mais un don des planches époustouflant chez Isabelle Druet, mezzo française de 29 ans, comédienne de son premier état, qui, par rapport au premier tour, déjà impressionnant, monte ici la barre d'un cran. La voix est solaire, puissante et ronde, toujours mise au service de la musique et de l'intention théâtrale, pouvant opter pour la sécheresse du parler (Debussy, Henderickx, Ravel...) comme pour la suavité lyrique (Mozart, Bellini, Strauss) et se dotant, à la demande, de toutes les couleurs stylistiques, linguistiques ou nationales mises en jeu. Si la musicienne a un goût sûr - rien que le choix de son programme l'atteste -, la comédienne est électrisante, poignante en Ottavia, hilarante en Concepcion, désarmante en Komponist; avec la complicité de son pianiste, elle réussit, en plus, à construire l'ensemble de son programme comme un court opéra. La joie. [...] »